COLECTIVO BOLIVIANO CANADIENSE


CORDILLERA SE DECLARE PROVINCE AUTONOME

Posted in Autonomía par colectivoboliviano sur 4 mai, 2008

(HORA 25).- La province Cordillera du département de Santa Cruz se déclare autonome « pour donner suite à sa réunion tenue le 2 avril 2008 et parce qu’elle n’accepte pas de passer d’un centralisme national à un centralisme départemental, sans avoir la possibilité d’administrer directement les ressources économiques et naturelles qui appartiennent à tous les Boliviens », selon la résolution votée par le Comité civique de Camiri- Province Cordillera, la plus étendue de la région de Santa Cruz.

« Nous refusons le référendum sur les statuts autonomistes du 4 mai et nous convoquons le peuple de Cordillera à ne pas participer à ce processus autoritaire et illégal qui met en danger l’unité de la nation bolivienne.  Nous reconnaissons les autonomies provinciales comme étant la base de notre développement local et régional avec une vison nationale », indique le document qui souligne également son opposition au projet de Constitution politique de l’État du gouvernement d’Evo Morales.

« Cordillera et Camiri s’affirment comme provinces indépendantes et autonomes, avec la ferme intention de ne pas permettre que les Loges de Santa Cruz n’imposent après le 4 mai un seul article des statuts rédigés par 4 de ses membres sans la participation des provinces », a affirmé le conseiller des citoyens de Camiri, Mirko Orgaz Garcia, au moment de présenter la résolution adoptée.

Expulsion de Repsol-YPF

Selon les décisions du même conseil municipal, la résolution annonce aussi la décision d’expulser à partir du 1er mai l’entreprise transnationale Repsol-YPF, qui contrôle le conglomérat ANDINA,

Cette résolution arrive au moment où le gouvernement se prépare à racheter des actions à ce conglomérat dans le but de contrôler 50% plus un du total de ces actions, alors que, selon les directives même de Repsol, l’État bolivien obtiendra la majorité des actions mais le contrôle des opérations demeurera aux mains des actionnaires étrangers pour les 30 prochaines années.

« Afin d’assurer le développement de la région et de la Bolivie et d’empêcher qui continue l’exode de nos ressources en hydrocarbure, dans le cadre de notre autonomie provinciale et dans le respect des résolution du Conseil municipal, nous ratifions la décision d’expulser les entreprises transnationales de la province Cordillera, en particulier ANDINA-Repsol YPF, qui, en plus de ne pas avoir respecté ses engagements et d’avoir volé l’État bolivien, continue ses opérations sur les sites de Camiri et de Guairuy avec l’aval du gouvernement », mentionne la résolution.

La province Cordillera, désire une « autonomie avec une vision nationale et pour ce faire a décidé d’expulser les transnationales qui saccagent le pays », appliquant ainsi son droit souverain d’administrer les ressources de la nation bolivienne et sa condition de province autonome », a affirmé Orgaz.

Résolution du Comité civique de Camiri – Province Cordillera   Au peuple de Santa Cruz en particulier et au peuple bolivien en général: Cordillera se déclare Province autonome.

–   Nous avons un pays déchiré à cause des intérêts mesquins résultant des profits générés par nos hydrocarbures.  Dans ce contexte, nous nous sentons obligés d’affirmer notre point de vue.  Nous le faisons à partir de la région où fut fondée la Bolivie comme nation pendant la Guerre du Chaco.

–   Le pays est divisé entre, d’un côté, les fondamentalistes de l’ « indigénisme » et de l’autre par les « autonomistes »  Les deux tendances poussent notre patrie au bord du précipice, dans un abîme sans fond et si ce mouvement n’est pas freiné, le gâchis sera irrémédiable.  C’est pour cela que nous rejetons les référendums, tant celui du 4 mai pour l’obtention d’un statut d’autonomie que celui pour une nouvelle Constitution politique de l’État, car les deux ne font que diviser le pays et céder les droits de propriété de nos ressources naturelles à des élites intermédiaires de l’un ou de l’autre clan ce qui a comme conséquence de permettre aux transnationales de détruire la nation bolivienne.

–   Durant 60 années d’activités pétrolières, Camiri a contribué au développement national et départemental et n’a rien eu en échange.  Notre histoire de saccage et d’exploitation, semblable à celles de Potosi, Sanandita, Bermejo ou Huanuni – Siglo XX, a été exacerbée par le centralisme tant national que départemental.

–   Devant cette réalité, il est temps aujourd’hui d’affirmer, comme membres de la société de Cordillera, société qui n’a pu participer à l’élaboration des statuts autonomistes et encore moins en connaître le contenu mais dont l’importance des provinces comme protagonistes des dynamiques sociales, politiques et économiques de notre département et pays a au contraire été mise de côté, que  nous ne nous sentons pas partie prenante de ce texte  proposé par ceux qui ont usurpé nos droits à partir de leur pouvoir économique. 

Dans ce contexte:

1.      Nous nous déclarons Province autonome du Département de Santa Cruz en vertu de notre Conseil municipal du 2 avril 2008 et parce que nous n’acceptons pas de passer du centralisme national au centralisme départemental sans avoir la possibilité d’administrer directement les ressources économiques et naturelles qui appartiennent à tous les Boliviens.

2.      Afin de garantir le développement de la région et de Bolivie et d’éviter que continue le saccage de nos ressources en hydrocarbure, dans le cadre de notre autonomie provinciale et en vertu des résolutions du Conseil municipal, nous ratifions la décision d’expulser les entreprises transnationales de la province Cordillera, en particulier la Andina – Repsol YPF, qui, en plus de ne pas avoir tenu ses engagements et d’avoir volé l’État bolivien, continue ses opérations Camiri et à Guairuy avec l’aval du gouvernement.

3.      Il est résolu que YPFB,  partir du 1 mai, deviendra directement responsable des opérations à Camiri et à Guairuy parce que c’est l’entreprise pétrolière qui dessert les intérêts de Camiri, de la région du Chaco et du peuple bolivien.

4.      Nous rejetons le référendum du 4 mai portant sur les statuts autonomistes et nous convions le peuple de Cordillera à ne pas participer à ce processus imposé et illégal qui met en danger l’unité de la nation bolivienne.  Nous ratifions les autonomies provinciales comme base de notre développement local et régional avec une vision nationale.

5.      À partir de maintenant, nous nous déclarons en vigile et en mobilisation permanente exigeant du gouvernement national l’application de l’accord sous-signé le 3 avril 2008.

Réalisé au Comité civique de Camiri, le 30 avril 2008

LA défense des peuples n’admet pas le moindre retard

Pour une vÉritable nationalisation et refonte effective de YPFB

 

Par le Comité civique de Camiri

 Carmen Palenque, présidente du comité civique ; Héctor Sánchez, Premier vice-président ; Omar Contreras, Deuxième vice-président ; Raúl Ortiz Pozo, Secrétaire général ; Eneida Salazar, Secrétaire ; Mercedes Lazcano, Secrétaire aux comptes ; Paulino Silez, Secrétaire aux communications ; Raul Frias, Secrétaires à l’environnement ; Hugo Santillan, membre du conseil ; Margarita Morales, Membre du conseil ; Roxana Suarez, Membre du conseil ; Mirko Orgáz García, Conseiller juridique.

BOLPRESS, 30 de abril de 2008.

Traduction : Francine Gagné

 


Il s’agit des termes Logias et logieros qui font référence aux groupes de pouvoir économique de cette région.  

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